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8S McKinsey, aurais-je trouvé LE nouveau levier d’action en entreprise ?

Dans ma quête de promouvoir et développer la philosophie Slow dans le monde (oui, je sais, j’ai de l’ambition ^^) ; j’ai notamment envie de le faire auprès des entreprises.

J’ai étudié l’outil des 7-S de McKinsey durant mon MBA d’entrepreneuriat et j’y repensais il y a quelques jours. Dans cette envie d’aider les entrepreneurs à se développer, je repensais aux paramètres à étudier et là – « bim » ! J’ai fait le rapprochement d’un coup « 7S » / « » / « Slow ». Mais oui ! C’est une évidence ! Je veux justement aider à développer la notion de Slow en entreprise. A titre personnel, je pense que c’est THE « S »olution. 😉

Aurais-je trouvé le nouveau levier d’action organisationnel ? Et si il y avait un « 8ème S » pour l’analyse de l’entreprise de McKinsey ? J’en suis convaincu et il s’agit pour moi du « Slow » !

7-S de McKinsey, kesako ?

Cet outil est connu de tous ceux ayant déjà réalisé des analyses organisationnelles et/ou ayant étudié le marketing.

Il permet d’analyser 7 paramètres au sein d’une entreprise dans le but de les optimiser et trouver des leviers d’action.

Ces paramètres sont les suivants (vous allez comprendre : « 7-S » car ces 7 paramètres commencent tous par la lettre « S » en anglais).

7S McKinsey 8S Slow World Papier Carnet Crayon

1S - Structure

Lorsque nous parlons de « structure », il faut comprendre plusieurs choses. Nous parlons de la structure hiérarchique (liens de subordination), de la communication interne à l’entreprise, la facilité de circulation de l’information, le sens de la circulation (ascendant ou descendant), etc.

2S - Strategy (stratégie)

Il s’agit des choix et des orientations à prendre en anticipant l’évolution de la concurrence et de l’environnement.

Par exemple, les domaines d’activités stratégiques (DAS) dans lesquels l’entreprise s’engagera, de quelle(s) manière(s) elle le fera, les avantages concurrentiels à développer (ou acquérir) compte tenu des DAS sélectionnés…

3S - System (système)

Par système, il faut comprendre l’ensemble des procédures appliquées dans l’entreprise pour la faire fonctionner.

Par exemple, la circulation des informations (lors d’une situation de crise ou tout simplement lors d’un brainstorming). Mais également les budgets, les contrôles de gestion, la logistique, les bilans analytiques, etc.

4S - Shared Values (Valeurs partagées)

Ce paramètre évalue l’ensemble des valeurs revendiquées par l’entreprise, ses ambitions, etc. Les valeurs partagées sont les soudures de la structure entrepreneuriale. Elles permettent ainsi de comprendre si la société est entièrement cohérente d’un point de vue interne et externe.

6S - Staff (ressources humaines)

Cette catégorie inclut tous les aspects de la gestion des ressources humaines et son organisation. Elle permet d’analyser la façon dont l’organigramme a été pensé, la manière dont le personnel a été recruté et est considéré en entreprise. Comment les missions ont été réparties : le personnel « n’en fait-il pas trop » sous prétexte de faire des économies de masse salariale ? L’équipe a-t-elle bien accès à la formation, la rémunération est-elle à la hauteur du travail effectué, etc. Il existe deux catégories dans ce domaine : le « hard staff » (les missions pures des ressources humaines comme le recrutement, le programme de formation, l’objectif de carrière, etc.), et le « soft staff » (la motivation, la considération, la morale, etc.).

7S - Style (style de management)

L’objectif, ici, est d’analyser le style de management (participatif, directif…) appliqué au sein de l’entreprise. Ce point est très important car il est l’un des leviers d’action motivationnels pour votre équipe. Si le personnel se sent incompris ou sous pression, il sera bien moins efficace que si il évolue dans une ambiance sereine. D’autre part, pour le manager, le « style de management » est l’indice de confiance concédé par ses équipes. Plus le personnel se sentira en confiance, plus son engagement sera élevé.

C’est l’un des rares paramètres des 7-S de McKinsey où l’on peut clairement revendiquer une valeur Slow.

Pour ces recherches, je me suis inspiré du livre : « la boite à outils du consultant ».

8ème S de McKinsey, le Slow !

A une époque où les notions d’éthique, d’écologie, de local et de social prennent de plus en plus d’ampleur dans l’entreprise, il me semblait important de rajouter un paramètre : le Slow. C’est pour cette raison que je désire faire évoluer l’approche McKinsey en 8-S.

Avec mon blog, vous l’avez constaté par vous-même, je suis convaincu que LA solution pour l’avenir passe par le Slow à tous les niveaux. Que se soit pour son développement personnel, pour l’environnement ou l’entrepreneuriat, je considère le Slow comme l’une des clefs majeures qui ouvre la porte de la prospérité.

De mon point de vue, le développement des sociétés dans l’avenir devra nécessairement prendre en compte ce paramètre.

Je profite de ce moment pour refaire une parenthèse explicative suite à un commentaire qui m’a été laissé dans un article précédent par un lecteur (il a pris la définition littéraire du terme « slow »). Il faut voir le paramètre « Slow » en tant que concept.

L’avantage du paramètre « Slow », c’est qu’il peut intégrer une partie des 7-S comme « Style » (avec le Slow Management, par exemple), mais également d’autres paramètres pouvant jouer un rôle important au sein d’une organisation comme la notion de « local » ou encore de « tempo giusto »…

A mon sens, il en va de la prospérité de tous que les (chefs d’) entreprises comprennent l’enjeu majeur de l’écologie et l’éthique.

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Le Slow, un levier d’action pour l’entreprise et la planète !

Voyez le développement du commerce équitable en France : + 43% en un an ! Entre 2013 et 2016, on monte carrément à + 121% ! Autant dire que les consommateurs deviennent des consom’acteurs et s’intéressent de plus en plus à l’éthique, l’écologie, le social

Je pense qu’il est réellement important « d’éduquer » une partie de ses clients pour les orienter vers la consommation responsable. Combien prennent la décision d’acheter des produits vraiment peu chers mais de qualité médiocre. Sur le long-terme, l’investissement sera probablement mauvais. Prendre la décision de payer un produit plus cher si la qualité est au rendez-vous devrait être une évidence.

Mais pour ça, encore faut-il que les entreprises jouent leur rôle ! Le sujet de l’obsolescence programmée est tabou. Mais cela existe bel et bien. Voici un des (nombreux) reportages de Cash Investigation sur le sujet de l’obsolescence programmée.

Dois-je également rappeler que certains pays comme la Belgique autorise l’obsolescence programmée ? Comment préserver notre planète si les entreprises l’exploitent toujours plus au nom de l’argent ?

Plus les consommateurs seront renseignés et concernés (ce qui est de plus en plus le cas), plus ils chercheront des entreprises avec de vraies valeurs (et non pas de Green Washing) ! Il y a donc un levier à actionner pour faire la différence d’un point de vue business et planétaire !

Quelles valeurs pour le paramètre « Slow » de McKinsey ?

Je réfléchis depuis quelques temps sur les paramètres Slow en entreprise. Je me suis inspiré de ce que font déjà certaines boîtes proches du Slow Business. Selon moi, voici les premiers paramètres que l’entreprise Slow doit incarner. Une aide serait simplement d’intégrer la notion de “Slow” dans les outils marketing. Ce qui est donc le cas sur ma proposition des 8S de McKinsey.

Attention ! Encore une fois, je ne vous parle pas de “Green Washing” mais bien d’une réelle implication de l’entreprise dans cette voie ! Voici les premiers paramètres sur lesquels travailler pour emprunter la voie du Slow Business.

L’écologie

Quel est l’impact écologique de l’entreprise et des salariés ? Quelles solutions sont mises en place pour limiter les déchets, le gaspillage, la surexploitation des ressources naturelles, le développement durable, etc.

L’éthique

L’entreprise prend-elle des orientations en phase avec les critères éthiques ? Comme le commerce équitable, la morale, les conditions sociales, etc.

Le bien-être des salariés dans l’entreprise

Le Slow Management est-il appliqué au sein de la société ? Qu’en est-il du bien-être et du bonheur des salariés ?

La responsabilité de l’entreprise

Comment l’entreprise est-elle impliquée dans la surexploitation et la surconsommation ? Prend-elle des mesures pour encourager ses clients à consommer responsable et durable ?

Les valeurs réelles

Je parle ici de vraies valeurs. Il existe déjà le paramètre « shared values » (valeurs partagées). Mais ce qui me dérange avec cette notion déjà existante dans les 7S, c’est qu’elle n’a aucune profondeur. On peut véhiculer des valeurs sans les incarner, sans être réellement impliqué… Juste pour avoir une belle image. Or, dans le paramètre que je propose, il faut répondre aux valeurs profondes ! Quelles sont les réelles valeurs de l’entreprise ?

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Le business model

Quelle(s) stratégie(s) et quel(s) positionnement(s) l’entreprise a-t-elle choisi pour son business model ? Participe-t-elle à la course au profit effréné ?

La répartition des richesses

Quel est le gap entre le plus bas et le plus haut salaire (rémunération de la direction et des actionnaires inclus) ? Comment l’entreprise répartie ses richesses entre ses employés et ses actionnaires ? La répartition est-elle équitable compte tenu de la création de valeur pour la boîte ?

Il s’agit d’une liste non-exhaustive. Le 8S de McKinsey pourra évoluer au fil du temps.

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Pas de prospérité sans prise de conscience : les entreprises jouent un rôle important !

Vous pouvez penser ce que vous voulez. Que cet article soit écrit par un « bobo écolo », un type responsable (ou pas), ou quelqu’un d’inconscient parce que « ça ne marche pas comme ça ».

Il n’empêche qu’on est tous dans le même bateau et que si chacun veut tirer dans la coque de manière plus importante que le voisin, on finira par tous couler. On aura beau accumuler les millions ou les milliards de chiffre d’affaires ; si nous n’avons plus de ressources sur cette planète, notre argent ne servira plus à grand chose.

A mon sens, il est vraiment temps que tout le monde (personnes morales incluses) prennent conscience de ça. Et ce, à toutes les phases de la vie d’un produit. De la conception jusqu’à la vente, en passant par les achats fournisseurs et les méthodes de création.

Par exemple, comment se fait-il que dans certaines conditions, il puisse être plus intéressant pour une entreprise d’acheter en gros et jeter ; plutôt qu’acheter propre (sans gâchis) ? Si ce n’est pas encourager à la surexploitation des ressources, je ne comprends plus rien.

Heureusement que certaines entreprises ont déjà compris cet enjeu ! Mais il reste encore beaucoup de sociétés à convaincre…

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