Constat sur le management.

En oubliant le facteur humain dans le management, nous réduisons l’Homme à l’état de machine. Tout comme un produit abîmé que nous préférons changer pour un « neuf », l’entreprise utilise la ressource humaine à l’identique. Le travailleur est poussé au maximum de son utilisation avant d’être « changé par un autre ». Malheur à ceux incapables d’encaisser la situation.

Aujourd’hui, le système entrepreneurial favorise le management par les objectifs au détriment de celui par l’humain. Si le travail est, dans son ensemble, moins pénible physiquement, il l’est de plus en plus mentalement. Anxiété, pression, stress, burn-out, bore-out, brown-out, dépression voire même : suicide.

Ces facteurs psycho-sociaux couplés à une perte de sens du travail transforment les salariés en Sisyphe des temps modernes.

Pour étoffer mes propos, je m’appuie sur l’article concernant les risques psychosociaux. Les chiffres du Bureau International du Travail sont alarmants. D’une part, les effets négatifs du stress professionnel sont évalués entre 3% et 4% du PIB des pays industrialisés. D’autre part, le coût annuel lié à ce stress avoisine les 20 milliards d’euros en Europe !

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Travail et management : étymologie.

Étymologiquement, les mots « travail » et « management » nous mettent eux-mêmes la puce à l’oreille.

« Travailler » vient du latin populaire tripaliare signifiant « torturer avec le trepalium ». Trepalium étant un dérivé de tripalium : un instrument à trois (tri) pieux (palus) qui servait à attacher les animaux mais aussi torturer les esclaves rebelles.

« Management » prend racine dans le mot italien maneggiare découlant lui-même du latin manus (main) et agere (agir). Autrement dit en français : « contrôler ». Il était utilisé au XVème siècle en équitation avec le terme mesnager qui signifie « tenir en main les rênes d’un cheval ». Conclusion : nous avons repris à la langue anglaise ce qu’elle nous a emprunté pour utiliser le terme management.

On comprend mieux que le travail soit sujet à certains troubles et qu’une bonne dose de slow serait la bienvenue dans le management.

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Slow Management : une solution en entreprise.

Le concept de Slow Management a été développé par les professeurs de l’Ecole de Management de Grenoble (France) Dominique Steiler, John Sadowsky et Loïck Roche. Ils se sont inspirés du Management by Walking Around (« management de couloir » en français) des années 1970. Cette technique consiste à manager les salariés en prenant le temps de se promener dans les couloirs de l’entreprise. De cette manière, les managers vont à la rencontre des employés, s’intéressent à eux et créent des liens.

Slow Management prône un management de proximité, de vérité, et redonne du sens au travail de chacun. Très clairement, il est question de prendre le temps de remettre l’humain au centre du management. Un autre objectif principal du Slow Management est de gérer la notion de stress afin de l’effacer au maximum.

Quelques idées pour pratiquer le Slow Management :

Idea Idée
  • Pratiquer le Management By Walking Around
  • Coacher humainement ses équipes
  • Prendre le temps avec chacun
  • Développer la notion de bien-être dans l’entreprise
  • Instaurer un climat de confiance

Pensée personnelle sur le Slow Management.

Quand je conçois le « Slow Management », j’aime penser à la citation de Robert Louis Stevenson : « L’important, ce n’est pas la destination, c’est le voyage ».

L’important, ce n’est pas de manager, c’est la façon dont ce sera fait. Et pour moi, l’une des meilleures manières d’y arriver est de remettre les valeurs humaines au centre de l’entreprise.

  • Références :
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