SLOW FOOD

Slow Food : l’origine de « Slow ».

Avant que le « slow » devienne une philosophie de vie globale, la dénomination « Slow Food » fut la première à apparaître. Elle a été utilisée par Carlo PETRINI pour « contrer » le développement massif des « Fast Food » en Europe. Le nom « Slow Food » a été officialisé en 1989.

Les démarches de l’association sont de promouvoir :

  • Un retour à la consommation de produits bruts, locaux et artisanaux (non-industrialisés),
  • Un respect de l’environnement via la culture de produits bios notamment,
  • La protection et la sauvegarde de la biodiversité et des variétés des espèces,
  • Un respect de son corps car « nous sommes ce que nous mangeons » (Ludwig FEUERBACH, philosophe allemand du XIXème siècle).

Bon, Propre & Juste : consommer Slow Food

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Ce sont les maîtres-mots de l’association Slow Food® :

  • Bon: grâce à la préservation des qualités gustatives et nutritives des aliments.
  • Propre: car cultivés ou élevés dans le respect de l’environnement et de l’écosystème.
  • Juste: avec des produits obtenus dans un respect social (valeurs du commerce équitable et responsable).
marche legume

Quelques idées pour consommer Slow :

  • Acheter directement auprès des producteurs (labélisés « bio » de préférence) en allant sur les marchés ou à la ferme.
  • Acheter dans les enseignes spécialisées « bio » (privilégier la provenance locale).
  • Consommer, si possible, les fruits & légumes de saison.
  • Cultiver son propre jardin.
  • Prendre le temps de cuisiner et de savourer.

SLOW MONEY

Slow Money : investir dans l’économie réelle.

Et plus particulièrement favoriser la production alimentaire biologique. Il s’agit de revenir aux fondamentaux : la terre & l’agriculture.

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Slow Money est issu du livre de Woody TASCH (Inquires into the Nature of Slow Money : Investing as if Food, Farms, and Fertility Mattered) dénonçant le système financier classique. Celui-ci n’est pas adapté aux besoins et à la nature de l’agriculture biologique.

Slow Money est une alternative du système financier capitaliste court-termiste et à la recherche du profit illimité. Ce système actuel, basé en partie sur les théories d’Adam SMITH, prône l’idée de croissance ininterrompue des richesses en passant par une surexploitation intensive des ressources planétaires.

Or le constat de Woody TASCH est édifiant. « L’argent rapide avait un sens quand :

  • les corporations étaient petites et que le monde était grand,
  • les ressources et les espaces occupés semblaient infinis,
  • la production de masse avait pour but d’augmenter le niveau de vie.

Nous n’avons plus le loisir aujourd’hui de poursuivre à cette vitesse. Nous devons trouver de nouvelles façons d’engendrer le progrès. ».

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Slow Money prend son essence dans les travaux d’Ernest Friedrich SCHUMACHER qui développe les concepts de « métaéconomie » et de « capital naturel ». Il s’agit d’approches qui prennent en compte un paramètre important : l’existence de ressources terrestres limitées.

Développer le projet Slow Money.

Pour ralentir les flux financiers et ramener l’argent à la terre, vous pouvez agir ! Voilà quelques exemples pour emprunter la voie « Slow Money » :

  • Maîtriser ses achats. Voyez-les comme un investissement (par exemple, lorsque vous consommez bio et local).
  • Soutenir la fondation Slow Money, ou des projets similaires (financement participatif…).
  • Privilégier une banque régionale qui soutient des projets en lien avec l’écologie, l’investissement local, etc.
  • Sensibiliser ses proches sur ces idées.
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Pensée personnelle sur Slow Money.

Si aujourd’hui, consommer bio coûte encore cher, je reste convaincu que plus nous développerons les projets en lien avec le commerce équitable et responsable, plus l’accès à cette alimentation respectueuse de l’environnement sera simplifiée. Ce qui est rare est cher alors faisons en sorte que le bio ne soit plus une denrée rare, mais abondante.

  • Références :
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