City to Slow alias Cittàslow.

C’est une nouvelle fois en Italie que le mouvement prit racine. 10 ans après la création de Slow Food, Cittàslow (nom utilisé pour Slow City) est l’association qui prône les valeurs de décélération pour les villes. Elle affirme aussi sa volonté de repeupler les villes et les campagnes.

Les villes et villages souhaitant s’engager dans cette voie peuvent se labelliser Cittàslow. Il faut bien comprendre que ce chantier SlowCity est un investissement sur le long terme.

Les objectifs de Cittàslow.

Les auteurs du livre « Slow Attitude », Sylvain MENETREY et Stéphane SZERMAN résument parfaitement bien ces principaux objectifs :

Tree
  • Favoriser la démocratie locale,
  • Améliorer la qualité de vie des habitants,
  • Promouvoir la mobilité douce,
  • Défense des commerces de proximité et des produits du terroir,
  • Augmentation des espaces verts et zones piétonnes…

La charte Cittàslow comporte plus de 70 points d’évaluation dans 7 catégories :

  • Environnement et énergies (protection de la biodiversité, qualité de l’air et de l’eau, production d’énergies renouvelables, etc.)
  • Infrastructures (pistes cyclables, planification de la mobilité alternative aux voitures privées, facilité d’accès aux soins médicaux,)
  • Qualité de vie urbaine (réalisation de zones vertes sociales, développement du télétravail, création d’espaces pour la commercialisation de produits locaux, etc.)
  • Politiques agricoles, touristiques et artisanales (Interdiction des OGM en agriculture, développement de l’agro-écologie, usage de produits du territoire si possible bio dans la restauration publique et privée, etc.)
  • Politiques d’hospitalité et de formation (Disponibilité d’itinéraires « Slow », éducation à la santé, adhésion et promotion de la marque Cittàslow, transparence dans les offres et prix pratiqués par les commerçants, )
  • Cohésion sociale (conditions des jeunes, réseaux associatifs, intégration des handicapés, intégration multiculturelle, etc.)
  • Partenariats (soutien aux campagnes et activités de SlowFood, collaboration avec des organismes faisant la promotion de la nourriture naturelle et traditionnelle, etc.)

Pourquoi se tourner vers des Slow City ?

Aujourd’hui, la surpopulation dans les grosses agglomérations pose un certain nombre de problèmes : pollution, dégradation de l’environnement, saturation du trafic routier, nuisances sonores… Le rythme imposé par les grandes villes est toujours plus intense et la course à la vitesse ne s’interrompt jamais. Au contraire ! Les embouteillages, par exemple, nous obligent à exécuter nos opérations en les multipliant simultanément et toujours plus vite de manière à « récupérer le temps perdu » sur la route. Ceci sans compter le stress engendré par le trajet, les retards, etc.

Les villes de taille moyenne et les villages (encore mieux s’ils sont labellisés Cittàslow) ralentissent d’emblée cette cadence infernale.

Un autre facteur est celui du pouvoir d’achat. Dans les grosses villes, la demande à tous niveaux (logement, nourriture, etc.) est forte. Or l’une des lois du marché est celle de l’offre et de la demande. Autrement dit, les prix seront bien souvent plus élevés dans les métropoles.

En vous tournant vers des Slow City, vous y trouverez une meilleure qualité de vie, un meilleur pouvoir d’achat, le tout en prenant le temps de vivre.

Faites évoluer votre commune en Slow City.

Quelques idées pour améliorer la qualité de vie dans vos villes & villages :

  • Sensibilisez les élus de vos communes sur les bienfaits d’une labellisation « Cittàslow ».
  • Dès que vous le pouvez, limitez les trajets motorisés.
  • Soutenez les commerces de proximité en y faisant vos achats.
  • Développez des jardins communautaires dans vos villes…

Pensée personnelle sur les Slow City.

Certains d’entre vous préfèrent peut-être le rythme effréné des grandes villes. C’est un mode de vie que je respecte pleinement. Sur certains points, on y trouve beaucoup plus de « choses à faire » qu’en village ou certaines villes de taille moyenne (cinémas à plusieurs salles, musées, lieux culturels, salles de concert, etc.). Je tiens à préciser que je ne boycotte pas les métropoles. Au contraire, il est possible de vivre dans le confort des Slow City avec les avantages liés à la proximité des grosses villes.

  • Références :
  •  
  •  
  •  
  •  
  •