Annecy Lac Lake Slow Tourisme

Slow Tourisme (Slow Travel) : des vacances version Slow Life

Le Slow Tourisme (Slow Travel ou Slow Tourism en anglais) est une forme alternative de tourisme. Elle est étroitement liée au tourisme durable (ou éco-tourisme) et surtout, elle fait partie de la famille du mouvement Slow.

Grâce au Slow Tourisme, vous apprécierez encore plus la richesse des voyages et vous redécouvrirez le monde autrement !

Constat actuel : visiter et voyager toujours plus vite

Planning timé à la minute, organisé comme du papier à musique. 15 minutes pour flâner dans les rues de votre destination, 1h10 pour visiter le musée, 1h30 pour manger à midi… Tel est le rythme imposé par la plupart des Tour-Opérateurs. Alors que le voyage doit être un moment de détente, la cadence des visites ne cesse de croître. Pas le temps de vous imprégner de l’ambiance locale. Ni une, ni deux, votre séjour est terminé, mais au moins, vous avez toutes les photos souvenirs « clichés » de vos vacances.

Déshumanisation du voyage mais aussi fort impact environnemental, le tourisme de masse à vitesse lumière peut nuire à notre planète :

  • Promoteurs immobiliers prêts à sacrifier la nature pour bétonner et faire pousser les immeubles / hôtels comme des champignons au nom de l’argent,
  • Surexploitation des ressources locales,
  • Surconcentration de pollution humaine (CO2, rejet de déchets…).

Beaucoup de lieux touristiques sont saturés… Expérimentez la Côte d’Azur en France en plein été et constatez par vous-même… Parfois plus d’1h30 pour faire un trajet en voiture que l’on fait en 15 minutes hors-saison.

Et pourtant, il existe une alternative pour profiter au maximum des bienfaits de vos vacances : le Slow Tourisme (ou Slow Travel).

Waterfall Cascade Giessbach Slow Tourisme

Slow Tourisme / Slow Travel : qu’est-ce que c’est ?

Slow Tourisme – comme chaque domaine du Slow – découle de Slow Food (le mouvement qui a initié l’ensemble de la Slow Life).

Je pense qu’il serait possible de résumer le Slow Tourisme en 5 mots : authenticité, éco-responsable, expérience, ralentir et plaisir.

Le Slow Tourisme favorise l’utilisation de transports peu ou pas polluants tels que les transports doux (le vélo, le cheval…)

La nature et l’environnement sont au centre du voyage en cherchant à limiter notre impact écologique.

De manière générale, le Slow Touriste (ou Slow Traveler) esquive le plus possible le tourisme de masse et tente d’emprunter des chemins hors des sentiers battus. Il s’agit d’un réel état d’esprit proche de celui d’un aventurier. Il faut laisser de la place à l’imprévu.

Slow World Cabine Telephonique Rouge Oxford

Comme dans l’ensemble de la philosophie Slow Life le légendaire « prendre le temps » est aussi présent dans le Slow Tourisme. Prendre le temps de découvrir votre destination, dormir chez l’habitant, profiter de l’instant présent. Bref, encore une fois, privilégier la qualité du voyage (l’enrichissement intellectuel et humain) à la quantité.

A qui s’adresse le Slow Tourisme ?

Cette tendance s’adresse à l’adepte du tourisme lent ou celui qui souhaite voyager autrement. Le touriste qui veut s’accorder du temps pour se reposer, sortir du stress des transports en commun, arrêter de courir…

En optant pour des “Slow Vacances“, dites “au revoir” aux programmes détaillés, aux horaires à respecter et aux bains de foule !

Et dites “bonjour” au tourisme écologique, insolite, authentique, à la nature et aux paysages grandioses

St Saint Beatus Caves Grottes

Slow Tourisme : un voyage authentique

Le Slow Toursime prône l’authenticité du voyage. Il s’agit d’une réelle expérience de vie. Prendre le temps de se mêler à la population locale, leurs coutumes, leurs repas traditionnels… Cela passe aussi par l’apprentissage de quelques mots de langue locale (si vous voyagez dans votre pays) / nationale (pour l’étranger). Le voyage authentique est une immersion totale dans la ville ou le pays que vous visitez. Les autochtones ont tellement à nous apprendre de leur ville et leur pays. Qui de mieux placés qu’eux pour nous conter l’Histoire de leur région ? Sans compter les valeurs humaines liées à ce rapprochement.

Oxford ville église vieilles rues

En parlant de ça, je me rappelle d’une dame, lors de mon voyage à Montréal au Canada, nous ayant fait visiter – pendant sa pause déjeuner – des coins reculés de la ville. J’ai encore en mémoire le souvenir d’être entré dans un hôtel pour admirer les peintures exposées dans les couloirs aux étages… alors que nous n’étions pas clients ! Quel guide touristique aurait osé l’aventure avec un groupe de 15 ou 20 individus dans un hôtel privé ? (Nous n’avons même pas eu le temps de la remercier qu’elle s’était volatilisée… C’était sa passion de faire visiter Montréal aux touristes laissant place à l’inconnu… C’est l’occasion pour moi de lui dire “merci” si elle lit ces lignes).

Comment devenir Slow Touriste / Slow Traveler ?

J’aime le rappeler car il s’agit, pour moi, d’une notion importante : l’idée n’est pas de vivre votre voyage au “ralenti“. Mais, encore une fois, d’aller à votre juste vitesse (votre tempo giusto).

Quelques réflexes d’un Slow Traveler :

Louis Slow World Suisse Slow Travel
  • Se laisser guider par l’émotion,
  • Loger chez l’habitant,
  • Choisir une destination « coup de cœur » plutôt qu’une destination « à la mode »,
  • Être curieux, à l’écoute et disponible,
  • S’adapter aux coutumes locales,
  • Organiser son voyage, mais pas trop…

Cette nouvelle forme de voyage offre énormément d’avantages à celui qui souhaite emprunter le chemin du Slow Tourisme. Vous verrez qu’avec cet état d’esprit, beaucoup d’opportunités s’ouvriront à vous ! Chose que l’industrie touristique pourra difficilement vous offrir…

Le futur du Slow Tourisme

Même si cela fait plusieurs années que ce concept de voyage existe, la popularité du “Slow Tourisme” commence à peine ! Et qu’on le veuille ou non, notre avenir (et celui de la planète) dépendra – en partie – de notre façon de voyager.

Ce n’est pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour se dépayser totalement pendant vos congés. Sur des séjours courts, vous pouvez tout à fait privilégier des destinations proches de chez vous.

Il est donc naturel de voir émerger des tendances en lien avec le Slow Tourisme comme les locavores (personnes se nourrissant exclusivement de produits locaux) ou encore les adeptes de staycation (faire des vacances près de chez soi).

Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir nous déconnecter, recréer un lien avec la nature, vouloir emprunter la voie d’un tourisme respectueux alliant écologie et dimension humaine. Il existe une multitude d’activités à faire même lorsque vous prenez le temps 🙂

L’avenir du Slow Travel est donc très prometteur !

Attention avec le business du Slow Tourisme !

Dans un premier temps, je souhaite vous sensibiliser sur un point important. A ma connaissance, il n’existe pas d’associations s’occupant du label « Slow Tourisme ». Beaucoup d’entreprises liées au voyage utilisent déjà cette appellation pour faire du business. Or, comme rien n’est centralisé, chacun fait « à sa sauce ». Pas du tout de transports à l’énergie fossile pour certains, tout juste une dégustation Slow Food pour d’autres. A vous de juger selon vos critères. Mais soyez vraiment prudent !

D’autre part, certains partisans du Slow Tourisme sont contre l’utilisation de l’avion. Comme pour la plupart des cas, je respecte leurs choix, mais je ne partage pas entièrement leur vision. Prendre l’avion pour parcourir une bonne fois pour toute une grande distance (comme Paris / Montréal, par exemple) n’enlève rien au Slow Travel si, par la suite, vous prenez les transports en commun, vous dormez chez l’habitant, vous prenez le temps de vivre au rythme de la destination

Pour reprendre l’exemple de Montréal, une fois arrivé à l’aéroport, j’ai pris le bus, puis une carte d’abonnement au métro de la ville, j’ai vécu chez l’habitant, j’ai pris le temps de découvrir Montréal et je suis tombé sur cette adorable femme qui m’a fait visiter « l’envers du décor » dans cette magnifique ville canadienne… Aujourd’hui encore, je suis ravi de mon voyage outre-Atlantique.

  • Références :

Toutes les photos dans cet article sont les miennes.

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