Historique du “Slow”.

Le terme « slow » a été utilisé en 1986 pour la première fois par Carlo PETRINI (un sociologue et critique gastronome italien) sous la dénomination « Slow Food ». L’idée était de proposer une alternative face à l’arrivée massive des fast-foods en Europe. Ce fut le début du “Slow Movement ».

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Cuisiner des produits du terroir, cultivés en respectant la biodiversité, le temps, et préparés de manière saine et équilibrée. Il existe aujourd’hui une multitude de ramifications venant du « Slow » : Slow Food, Slow Management, Slow Tourism, Slow City, Slow Business… L’ensemble de ces domaines constitue le « Slow Movement ».

Concept.

« Ralentir / prendre le temps (slow) » laisserait à la Terre la possibilité de se ressourcer. Mais par slow, il faut voir plus large et comprendre ce terme avec discernement. Il ne s’agit pas d’être un escargot dans notre vie de tous les jours, mais néanmoins de calmer ce rythme effréné que nous impose la société actuelle à tous niveaux. Il faut revenir au respect de l’être humain et de la planète. Nous devons nous resynchroniser avec la nature. Le temps est, à mon sens, l’un des paramètres sur lequel il est nécessaire de jouer afin d’amener l’humanité sur un chemin de prospérité. Au-delà du facteur « temps », « slow » mise aussi sur un retour aux valeurs de proximité qui permettent de ralentir et d’assainir l’environnement en général (favoriser un produit local limite la circulation, les émissions CO2 liées aux transports, etc.).

Si l’Homme a su s’adapter à la vitesse, ce n’est pas le cas du reste des espèces animales et végétales. L’arbre pousse à la même vitesse depuis la nuit des temps. Les reproductions animales ne se produisent que par période (à l’inverse de l’Homme qui peut le faire à tout moment). Par exemple, les pandas n’ont que quelques jours par an pour s’accoupler.

Il est impératif de revenir à une certaine harmonie avec la nature et de cesser la surexploitation au nom du profit, de l’argent et de la consommation. Il est temps d’améliorer nos modes de vie. Je ne suis pas le premier à le dire et probablement pas le dernier. Beaucoup de slogans existent tels que : “manger moins mais manger mieux”. C’est l’idée, ici, pour SlowFood. Rien que pour la nourriture, “manger moins mais mieux” est une philosophie gagnante/gagnante. « Moins » permet à la nature de rester à l’équilibre et « mieux » d’offrir à votre organisme de meilleurs éléments (vitamines, minéraux, etc.). Il en va de même pour l’ensemble de ce concept « Slow ».

Pourquoi “prendre le temps” ?

Outre le raisonnement avec l’environnement naturel dans lequel évolue l’Homme, nous ne comptons plus le nombre de maladies et problèmes déclenchés en lien avec la vitesse et la course au profit à un rythme effréné : déshumanisation au travail, spéculations boursières, accidents de la route, surexploitation et appauvrissement de la planète, pollution, vision à court-terme, individualisme, etc.

Si nous voulons limiter les inquiétudes pour les années à venir (disponibilité des ressources naturelles et santé notamment), il est nécessaire de modifier notre vision des choses. Il faut penser “à long terme”, “collectif”.  Pour que cela soit réalisable, il est obligatoire de prendre le temps. Prendre une décision individuelle est toujours plus rapide que prendre une décision pour un groupe d’individus et est bien souvent moins efficace sur le long-terme. Car ensemble, nous devrons discuter, échanger, modifier, adapter, envisager les possibilités d’évolution avec plus d’idées grâce à la vision plus large du groupe…

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Résumons. Prendre le temps (slow) permettra de favoriser :

– Les valeurs humaines,
– L’équilibre planétaire,
– Le long-terme,
– L’intérêt général,
– La qualité nutritive et gustative de l’alimentation,
– L’amélioration des conditions de vie (moins de pollution, d’accidents, de nuisances…)…

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