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CLEF N°23 : Privilégier la connaissance aux possessions matérielles

Vous est-il déjà arrivé d’envier quelque chose sans pour autant pourvoir vous le procurer ? Moi, oui. Ça m’est arrivé plus d’une fois d’ailleurs. C’était bien avant d’ouvrir le blog Slow World

Nous baignons constamment dans un univers où l’on nous fait croire que « l’on représente quelque chose », « que l’on vaut quelque chose » dans cette société à condition de détenir tel ou tel objet… telle ou telle marque… Sans ça, vous êtes inconsciemment considéré comme étant en marge du système.

En partant du postulat qu’un bien matériel coûte de l’argent et s’use dans le temps, n’est-il pas plus intelligent de privilégier la connaissance ?

Les possessions matérielles

Elles sont en quantités limitées et se divisent

Par définition, les possessions matérielles sont des biens physiques. C’est-à-dire des biens que l’on peut toucher. Autrement dit, elles nécessitent des ressources naturelles pour être créées. Or, nous savons que dans notre monde, ces ressources naturelles sont présentes en quantité « finie ». De la même manière, il est impossible pour chacun d’entre nous de détenir une quantité illimitée de possessions matérielles.

Autre problème, lorsque l’on souhaite partager un bien, nous sommes obligés de le diviser. Il existe donc une « perte » pour le propriétaire en partageant une possession matérielle. C’est également le cas pour les objets destinés à être consommés ou jetés après utilisation. Je parlerai de l’obsolescence programmée après.

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Elles coûtent chères

De manière générale, il est nécessaire lorsque l’on désire un bien physique, de l’acheter. Dans de rares exceptions, vous pouvez vous le procurer par vos propres soins (un jardin potager, un objet « Do It Yourslef »…). Mais ceci dit, cela découle très souvent de votre connaissance dans ces domaines 😉 Vous devrez donc dépenser de l’argent dans un bien (sans compter les taxes qui vont avec…) pour l’acquérir.

Elles sont dommageables pour l’environnement

Nous avons vu dans le premier point que la fabrication d’objets nécessitait des ressources naturelles. Qui dit « ressources naturelles », dit qu’il faut les extraire de l’environnement. Et cette extraction abîme très souvent la planète : les minerais, le bois, la pierre, l’or, le pétrole, etc. Je vous passe également les potentielles guerres qui peuvent découler de cette course à celui qui s’attribuera le terrain riche en ressources

Elles subissent l’obsolescence programmée

Ce n’est plus un secret pour personne, tout le monde sait que l’obsolescence programmée existe bel et bien. Officiellement en France, c’est interdit. Mais nous ne comptons plus le nombre de reportages réalisés pour démontrer que – malgré tout – cette pratique existe dans notre pays. Vous pouvez, par exemple, visionner le reportage de Cash Investigation sur ce sujet.

Ou alors, je peux aussi vous parler de notre pays voisin – la Belgique – dans lequel la pratique de l’obsolescence programmée est tolérée ! Pays où l’on retrouve au passage le siège de l’Europe… Perso, ce n’est pas très rassurant…

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La connaissance

Elle est illimitée

Comme toute chose immatérielle, par définition, la connaissance est illimitée. Il est tout de même intéressant de noter que les supports de la connaissance, eux, sont finis (livres, êtres humains, etc.). Mais en valeur absolue, elle ne nécessite l’exploitation d’aucune ressource pour exister.

Elle se multiplie

J’aime beaucoup l’approche d’Idriss Aberkane sur l’économie de la connaissance et ce que je vais vous donner dans ce paragraphe vient de ses recherches. Il explique que lorsque l’on additionne une connaissance avec une autre, il se créé une connaissance tierce.

Donc lorsque l’on partage des connaissances – à l’inverse des possessions matérielles – non seulement on ne perd rien, mais en plus, on en créé de nouvelles.

Par exemple, en partageant mes connaissances avec vous, je ne suis pas devenu plus bête qu’avant de vous écrire cet article, mais en plus, en fonction de vos commentaires, il sera possible de créer une connaissance tierce. Vous commencez à comprendre la puissance de la connaissance ? 🙂

Elle préserve l’environnement

Etant donné que la connaissance est immatérielle (hormis les supports pour la stocker), elle est donc très peu gourmande en ressources naturelles. On peut même aller encore plus loin ! Plus nous disposons de connaissances, plus nous comprenons l’intérêt de préserver notre environnement. Nos choix découlent de notre savoir et nous sommes plus à même d’œuvrer pour l’environnement.

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Elle ne subit pas l’obsolescence programmée

De la même manière, en reprenant l’idée que la connaissance est immatérielle, il n’existe donc pas d’obsolescence programmée. Il n’existe pas de savoir que vous pourriez oublier au bout de X jours ou X semaines. C’est la « musculature de notre cerveau » qui joue sur la durée du savoir pas la conception de la connaissance.

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Néanmoins, la chose à faire de temps en temps c’est : réactualiser nos connaissances. Si il y a des évolutions, alors certaines peuvent devenir obsolètes.

Il faut savoir doser entre connaissance et possessions matérielles

Je suis entièrement conscient que vivre uniquement grâce à la connaissance est impossible. Simplement parce qu’il faut s’habiller, se loger, se nourrir, etc. Tout comme il faut parfois investir dans un livre pour s’approprier la connaissance.

Cet article avait pour but principal d’encourager à la décroissance intelligente et compenser la surconsommation matérielle par la consommation de connaissances.

Pour la plupart d’entre nous aujourd’hui, nous privilégions la consommation physique au détriment des connaissances. A mon sens, il faut voir la possession matérielle comme une dépense et la connaissance comme un investissement

Et vous ?

Préférez-vous être “dépensier” ou “investisseur” ?

2 thoughts on “[23/26] CLEF N°23 : Privilégier la connaissance aux possessions matérielles”

  1. J’ai moi aussi vraiment adoré et adhéré au principe d’économie de la connaissance d’Idriss Aberkane. D’ailleurs, j’ai dévoré son livre “Libérez votre cerveau”, et son dernier livre est sur ma liste de lecture ^^
    Merci de répandre ce type de réflexion, peut-être encore un peu trop utopique pour notre époque, mais qui commence à prendre de plus en plus d’ampleur.

  2. “Collect moments, not things” est mon credo depuis quelques années. Et cela prend encore plus de valeur pendant les fêtes: je préfère offrir des moments qui se transforment en expériences et en souvenirs que des objets… A méditer 🙂

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